Comment tendre vers le Zéro déchet facilement

Hey les voyageurs,

Vous vous demandez bien ce que je fais à côté de Laury Thilleman. Oui c’est bien elle sur ma gauche. Alors je resitue pour ceux ou celles qui ne voient pas encore qui est Laury: bretonne, surfeuse, ex miss France, mannequin, créatrice de la marque Parisienne et alors et propriétaire du restaurant Vida.

Pourquoi faire un article sur le zéro déchet?

Alors pour commencer on va faire un petit retour en arrière. Lorsque j’étais en Asie, j’ai été assez choquée par le nombre de plastique retrouvé sur les plages mais également dans les océans lorsque je faisais du snorkelling ou de la plongée.

Suite à cela, j’ai décidé d’agir à mon échelle. J’ai commencé à changer mes habitudes et adopter des petits gestes faciles à mettre en place. Je vous en parlerai un peu plus bas dans mon article.

Fin août, je devais partir sur un chantier d’un bateau qui dépollue les plages en Méditerranée avec l’association Wings of Ocean.

Mon départ a dû être retardé suite à un cas positif au virus. Au même moment, je vois qu’une collecte de déchets sur le canal Saint Martin est organisée par Naturalia et Surfriders Foundation Europe. Naturalia est une enseigne de distribution qui tend vers le “zero waste”. Surfriders est une association ayant pour but « la protection et la mise en valeur de l’océan, du littoral, des vagues, des lacs, des rivières et de toutes les populations qui en jouissent »

Nous avons donc passé 1H30 à nettoyer les quais du canal Saint Martin sur 500m. J’ai été choquée par le nombre de mégots retrouvés. 6500!!! Sachant qu’un mégot pollue 500l d’eau. Vous vous rendez compte. C’est énorme. Par an, 30 milliards de mégots sont retrouvés par terre en France. Alors bien sûr je ne suis pas là pour dire aux fumeurs d’arrêter de fumer. Mais svp les fumeurs arrêtez de mettre vos mégots par terre, utilisez les poubelles, les cendriers de poche. Les mégots qui sont jetés par terre comme tout déchet vont suivre le cycle de l’eau et à un moment vont finir par polluer nos océans.
Nous avons aussi trouvé des trentaines de bouteilles en verre et en plastique, bouchons et sacs plastiques. Saviez- vous qu’un sac plastique est utilisé en moyenne seulement 25 minutes. Et quand on connait les conséquences… Essayons de réduire notre consommation. Le deuxième déchet le plus ramassé a été les capsules (notamment de bières) :des centaines….

Le bioplastique est de plus en plus présent. On peut penser que c’est une bonne alternative. Mais grâce aux informations données par  Surfrider j’ai pu me rendre compte que non. Car il est fabriqué avec du fécule de pomme de terre et du sucre de canne notamment.

Alors, quelles actions peut-on mettre en place?

Il existe la règle des 5R:

  • REFUSER: celle ci est très facile à mettre en place. Il suffit de refuser les sacs en plastique, les pailles pour votre cocktail. Et les remplacer par un sac en coton type tote bag que vous gardez dans votre sac à main pour les femmes et vous les hommes dans votre poche. Adopter la paille en bambou ou en inox. J’en reparle un peu plus bas.

 

  • REDUIRE: quand on veut acheter quelque chose, on peut utiliser la méthode B.I.S.O.U                

B comme besoin (En ai-je réellement besoin?),

I comme immédiat (Ai- je besoin de cet objet immédiatement?),

S : ai- je déjà quelque chose de semblable,

O: d’où vient ce produit?,

U permet de se poser la question: est-ce vraiment utile?

 

  • REPARER: essayer de réparer quand c’est possible plutôt que de racheter.
  • RECYCLER: en France contrairement à d’autres pays, le recyclage est déjà bien présent.
  • RENDRE= composter. Je n’ai personnellement pas encore essayer.

 

Par où commencer?

Je vais vous parler de ce que j’utilise. Je ne cherche pas à donner des leçons ou vous faire changer radicalement vos habitudes.  De mon côté, je commence à mettre en place de petits gestes simples.

  • La gourde

C’est le premier geste que j’ai adopté. J’avais toujours

une bouteille d’eau dans mon sac. Cela m’a

été très facile à remplacer. Je trouve ca

très pratique: cela garde l’eau fraiche et on

peut la remplir partout ou presque.

 

 

 

 

  • le savon solide

J’ai pu constaté très vite les effets positifs: plus de bouteille en plastique. Moins de place dans sa trousse de toilette et quand on voyage beaucoup ou un peu d’ailleurs c’est très important. Je me suis rendue compte en plus que le savon dure beaucoup plus longtemps que le gel douche. On fait une bonne action et on économise en même temps.

 

  • la paille

Alors on peut aussi s’en passer. mais si on aime

la sensation de boire son petit cocktail avec une paille,

alors la paille réutilisable est un bon choix. J’ai testé d’abord la paille en bambou. Mais j’ai été un peu déçue.

Je n’avais pas la brosse pour la nettoyer ce qui explique aussi les désagréments rencontrés. Depuis j’ai adopté la paille en inox et la brosse. Et j’adore.

 

  • les lingettes lavables

Même si on a l’impression de ne pas utiliser beaucoup

de cotons (un ou deux disques le matin et le soir), faites

le compte sur une année. Et donc le nombre de disques

de coton qui finit dans nos poubelles. Alors pourquoi ne

pas adopter les lingettes réutilisables. Je n’en vois aussi que

des avantages: économie sur le long terme, moins de

déchets, c’est doux et cela se lave facilement même à la

main.

 

  • l’oriculi

Saviez- vous que les cotons tiges sont dans le top 3 des déchets les plus retrouvés sur les plages et les océans. Nous savons maintenant en plus que leur effet n’est pas bon pour nos oreilles. J’ai donc adopté l’oriculi de Lamazuna.

 

 

  • le shampoing solide

J’en ai testé plusieurs lorsque j’ai commencé à voyager en Asie.

La principale raison au départ était un gain de place dans

ma trousse de toilette. J’avais peur que cela ne mousse

pas, ne lave pas correctement les cheveux. Mais je suis

très contente. Quand je suis rentrée en France j’ai essayé

le shampoing solide de la marque française Respire.  J’en

suis ravie. Il mousse, il sent super bon.

 

  • le nettoyant visage

C’est ma dernière acquisition. je l’ai choisi également chez

Lamazuna. Il est facile à utiliser. J’ai la peau assez sensible

et réactive. Pour l’instant, je n’ai eu aucune réaction. Il en

existe 3 sortes selon les types de peau: grasses, mixtes et

sensibles. Je recommande aussi.

 

  • la brosse à dents

Achetée chez Lamazuna aussi. Elle est à têtes interchangeables.

Vous n’avez plus besoin d’en acheter de nouvelle. Il suffit juste de changer la brosse. Ils les vendent par 3. En plus ils récupèrent les têtes pour les recycler.

 

  • la cup

Quand je vivais aux Etats- Unis, j’ai trouvé le prix des tampons cher. Je lisais de plus en plus d’articles qui parlaient de l’effet néfaste sur le corps mais aussi pour la planète. Je ne savais pas trop si au Vietnam j’allais en trouver facilement. C’est à ce moment là, l’été avant de partir que j’ai décidé d’adopter la cup. Si j’avais su je l’aurai adoptée bien avant.

 

  • la crème solaire oceanfree

Je ne sais pas si vous le savez mais la crème solaire abime

les coraux. On a tous l’habitude d’en mettre quand on va à la plage sans nécessairement en connaître l’impact. Lorsque j’ai commencé à plonger, les centres nous sensibilisaient à cela. Lorsque j’étais en Indonésie, j’ai essayé de trouvé une crème solaire qui préservait les océans. Mais je n’en ai pas trouvé. Pendant le confinement en France, j’ai continué de chercher. Je suis alors alors tombée sur la marque française Respire. Leur crème solaire a un impact  limité  sur l’océan: ingrédients non controversés et les plus biodégradables possibles.

J’ai aussi entendu que la crème solaire Biarritz était très bien. Je ne l’ai pas encore testée.

 

Avec cet article, je souhaitais simplement vous donner quelques pistes facile à adopter au quotidien. Mais ces petits gestes auront un vrai impact sur notre belle planète. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me laisser un commentaire.